Les raisons de la cherté de Fendi

Un sac Fendi, c’est le prix d’un voyage, d’un loyer ou d’un rêve. Derrière l’étiquette, une histoire qui ne doit rien au hasard, mais tout à la démesure, à l’audace et à la mécanique bien huilée du luxe international.

Les racines historiques et l’influence de LVMH dans l’univers du luxe

Fendi, maison de luxe italienne, voit le jour à Rome en 1925, fondée par Adele Casagrande, qui deviendra Adele Fendi après avoir épousé Edoardo Fendi. La famille s’infiltre dans chaque détail : sacs, accessoires, vêtements, tout respire l’héritage. Avec Paola, Anna, Franca, Carla et Alda, filles du couple, la boutique romaine se transforme en une référence où tradition et modernité se croisent sans relâche. L’histoire s’ancre encore plus profondément avec Silvia Venturini Fendi, petite-fille d’Adele, qui perpétue un savoir-faire où le cuir, la fourrure et l’innovation se répondent.

Un changement de cap survient en 1965 : Karl Lagerfeld prend la direction artistique et insuffle une créativité sans limite. Il réinvente la fourrure, lance le double F Zucca et dynamise la maison, qui s’ouvre à l’avant-garde sans jamais renier ses racines romaines. L’ouverture de l’atelier de Capannuccia en Toscane, en 2022, illustre ce mariage entre excellence artisanale et expansion industrielle.

En 2001, Fendi rejoint le mastodonte LVMH, sous la direction de Bernard Arnault. Le groupe insuffle une nouvelle dynamique : synergies, investissements massifs, expansion mondiale. L’influence de LVMH agit comme un accélérateur, rationalisant les méthodes tout en préservant l’esprit familial. Serge Brunschwig pilote cette transformation. Rome reste le cœur et l’âme de Fendi, mais la maison s’aligne sur les standards du groupe en matière de distribution, marketing et communication.

Période Direction artistique Événement clé
1925-1965 Famille Fendi Émergence de la maison à Rome
1965-2019 Karl Lagerfeld Modernisation, création du Zucca
2001-aujourd’hui Karl Lagerfeld, puis Kim Jones Intégration au groupe LVMH, ouverture internationale

Héritage, créativité, puissance industrielle : voilà le triptyque qui explique les tarifs affichés par Fendi. La maison conjugue savoir-faire familial et logique de groupe, attachement au made in Italy et ambition sans frontières.

Qu’est-ce qui distingue les valeurs des grandes maisons comme Fendi ?

Chez Fendi, le contraste devient art : transmission familiale, puissance industrielle, expérimentation et rigueur, créativité et constance. Les ateliers ne produisent pas seulement des sacs ou des chaussures : ils orchestrent un rituel où chaque geste d’artisan résonne avec la vision de Kim Jones ou de Silvia Venturini Fendi. L’esprit d’Adele Casagrande traverse les générations, inspirant chaque collection.

La qualité n’est pas négociable. En Toscane, près de 400 artisans façonnent chaque année quelque 200 000 sacs. Le cuir, la fourrure, les matières, tout est choisi avec une exigence extrême. Le Baguette, le Peekaboo, le Fendi First : ces modèles incarnent un savoir-faire transmis, réinventé, vivant.

Fendi se permet des extravagances : défilés sur la Grande Muraille de Chine ou à la Fontaine de Trevi, mais l’ancrage italien demeure le socle. Innovation et fidélité au territoire, telle est la ligne directrice. La marque rayonne à l’international, États-Unis, Europe, Moyen-Orient, Chine, tout en conservant Rome comme point d’origine.

Voici comment Fendi structure sa stratégie pour affirmer sa singularité :

  • Exclusivité : maîtrise des volumes, distribution sélective.
  • Créativité : direction artistique en perpétuelle évolution, identité marquée.
  • Tradition : enracinement local, transmission générationnelle.

Face à Hermès, Chanel, Louis Vuitton ou Gucci, Fendi réussit un équilibre rare entre audace expérimentale et fidélité à ses origines.

Artisan en train de coudre du cuir dans son atelier

Bien-être des mannequins : des initiatives exemplaires qui transforment l’industrie

Le bien-être des mannequins devient aujourd’hui un axe structurant pour Fendi. Finis les castings à la chaîne, la maison italienne se distingue en accordant une attention nouvelle au respect des modèles. Avec Antoine Arnault à la tête de l’image et de l’environnement chez LVMH, Fendi prend des engagements concrets pour garantir aux mannequins un cadre où la santé mentale et physique n’est plus reléguée à l’arrière-plan.

Le président-directeur général Serge Brunschwig supervise une politique de recrutement et d’accompagnement transparente. Formation, écoute, suivi médical : à chaque saison, la maison affine ses pratiques. L’équipe menée par Cristina Monfardini, responsable communication, veille à l’application de normes éthiques strictes. L’ambition : instaurer des conditions de travail respectueuses, rompant avec les pratiques douteuses qui ont longtemps prévalu dans le secteur.

Voici quelques mesures concrètes prises par Fendi pour garantir un environnement sain et respectueux aux mannequins :

  • Accompagnement psychologique : présence systématique de professionnels lors des fashion weeks.
  • Respect de la diversité : sélection plurielle de profils, pour mettre en avant une mode moins stéréotypée.
  • Transparence salariale : contrats lisibles, rémunérations équitables.

Sous l’impulsion de Kim Jones, la direction artistique insuffle une dimension inclusive, tant dans les campagnes que sur les podiums. Le bien-être n’est plus un argument marketing, mais un moteur de création, de cohésion et d’engagement. Fendi ne se contente pas de faire évoluer les codes : la maison dicte le tempo, inspire, fédère. Résultat, les mannequins s’approprient leur rôle, les images gagnent en authenticité, et l’industrie, de Rome à Shanghai, découvre un nouveau souffle.

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